perruque

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perruque

perruque [ peryk ] n. f.
‱ XVIe; « chevelure » XVe; it. parruca
1 ♩ Coiffure de faux cheveux, chevelure postiche. Perruque d'homme, de femme. Perruque en cheveux naturels, en fibres synthĂ©tiques. Perruque Ă  boudins, Ă  catogan, poudrĂ©e. Porter une perruque. Porter perruque (habituellement). MĂ©nalque « passe sous un lustre oĂč sa perruque s'accroche » (La BruyĂšre). « Elle cachait ses cheveux gris sous une perruque frisĂ©e dite Ă  l'enfant » (Hugo). « La perruque noire Ă©tait tombĂ©e. Un crĂąne poli comme une tĂȘte de mort rendit Ă  cet homme sa vraie physionomie » (Balzac). ⇒fam. moumoute.
2 ♩ PĂȘche EnchevĂȘtrement d'une ligne.
♱ Bijout. Outil de bijoutier, masse de fil de fer sur laquelle on soude les mĂ©taux.
3 ♩ Fig. et vx Personne ĂągĂ©e attachĂ©e Ă  des goĂ»ts dĂ©modĂ©s, des opinions, des prĂ©jugĂ©s ridicules. « M. Marc Ribert m'enseignait que Racine Ă©tait une perruque et une vieille savate » (France).
4 ♩ Fam. Travail effectuĂ© par un ouvrier, un technicien, pendant ses heures de travail et pour son usage personnel, avec les matĂ©riaux et l'outillage de l'entreprise. Faire des perruques. — Par ext. DĂ©tournement de matĂ©riaux ou d'outils appartenant Ă  l'employeur. Faire de la perruque.

● perruque nom fĂ©minin (espagnol peluca, du latin pilus, poil) Coiffure postiche en cheveux naturels ou en fibres synthĂ©tiques. Familier. Objet rĂ©alisĂ© pour son propre profit par un salariĂ© pendant son temps de travail en utilisant l'outillage et la matiĂšre premiĂšre de son entreprise ; travail effectuĂ© pour rĂ©aliser un tel objet. Ligne de pĂȘche emmĂȘlĂ©e. ● perruque (expressions) nom fĂ©minin (espagnol peluca, du latin pilus, poil) Arbre Ă  perruque, nom usuel du fustet.

perruque
n. f.
d1./d Coiffure postiche.
d2./d PECHE Ligne emmĂȘlĂ©e, entortillĂ©e.

⇒PERRUQUE, subst. fĂ©m.
A. —Coiffure de cheveux postiches naturels ou artificiels. Nos grands-pĂšres Ă©taient attendris par l'Oreste d'Andromaque, jouĂ© avec une grande perruque poudrĂ©e, et en bas rouges avec des souliers Ă  rosette de rubans couleur de feu (STENDHAL, Racine et Shakspeare, t.1, 1825, p.98). Si elle avait Ă©tĂ© belle (...), il n'y paraissait guĂšre, surtout avec la coiffure qu'elle portait et qui consistait en une petite perruque blonde frisĂ©e Ă  l'enfant ou Ă  la Titus sur toute la tĂȘte. Rien n'Ă©tait si laid et si ridicule que de voir une vieille femme avec ce simulacre de tĂȘte nue et de cheveux courts, blondins et frisotĂ©s (SAND, Hist. vie, t.2, 1855, p.321).
SYNT. Énorme, grosse perruque; perruque de cheveux, de soie, de laine, de chanvre, de chiendent; perruque Ă  la Louis XIV; perruque Ă  queue de rat; perruque d'acteur; magistrats Ă  perruque; mettre, porter une perruque; porter perruque; ĂȘtre affublĂ©, coiffĂ© d'une perruque; monter une perruque.
— HIST. DE LA COIFF. Perruque Ă /en bourse, Ă  la brigadiĂšre, Ă  marteau(x); perruque poudrĂ©e Ă  frimas; perruque in-folio.
♩Perruque Ă  la frĂ©gate ou Ă  la Belle-Poule. Perruque exĂ©cutĂ©e en souvenir de la victoire de la frĂ©gate la Belle-Poule sur la frĂ©gate anglaise l'ArĂ©thuse (en 1778):
‱ 1. Chez M. Clarkson, ce ne sont, posĂ©es sur leurs champignons, que chevelures de soie, barbes postiches (...), faux cheveux refrisĂ©s au fer chaud, perruques Ă  catogan, hautes perruques Louis XVI Ă  la frĂ©gate, piĂšces montĂ©es qui servent encore pour jouer les comĂ©dies de Sheridan. On dirait la fameuse planche des perruques, de Hogarth.
MORAND, Londres, 1933, p.247.
— P. mĂ©taph. Le classique napolĂ©onien Ă©tait le gĂ©nie du dix-neuviĂšme siĂšcle affublĂ© de la perruque de Louis XIV, ou frisĂ© comme au temps de Louis XV (CHATEAUBR., MĂ©m., t.2, 1848, p.50).
— Loc. et expr.
♩TĂȘte Ă  perruque. ,,TĂȘte en bois, sur laquelle on place une perruque pour l'accommoder`` (LITTRÉ). [Une acadĂ©mie] a donnĂ© 3956 approbations, tant sur de nouvelles recettes de fard, de pommades (...) que sur la forme la plus avantageuse des faux toupets, des tĂȘtes Ă  perruque, des canules de seringue, et sur mille autres objets de pareille importance (MARAT, Pamphlets, Charlatans mod., 1791, p.287). Au fig. V. infra C.
♩Vx. Donner, recevoir une perruque. RĂ©primander (quelqu'un), ĂȘtre rĂ©primandĂ© fortement. Je suis allĂ© Ă  Saint-Sauveur l'autre jour et j'y ai reçu une forte perruque pour avoir mal parlĂ© du duc d'Albe (MÉRIMÉE, Lettres Mme de La Rochejacquelein, 1859, p.251).
B. —P. anal.
1. BIJOUT. ,,Outil de bijoutier, masse de fil de fer sur laquelle on soude les métaux`` (Pt ROB.; ds Lar. Lang. fr., Lexis 1975).
2. BOT. Arbre(-)Ă (-)perruque(s). Arbrisseau mĂ©diterranĂ©en de la famille des TĂ©rĂ©binthacĂ©es. Des plumules de l'arbre-Ă -perruque, des pĂ©tales de clĂ©matites pleuvaient sur elle [la chatte] (COLETTE, Chatte, 1933, p.65). Chez le Rhus Cotinus (...) les pĂ©doncules floraux s'allongent aprĂšs la fĂ©condation et se couvrent de poils, d'oĂč le nom d'arbre Ă  perruques qui lui est donnĂ© (Bot., 1960, p.1017 [Encyclop. de la PlĂ©iade]).
3. PÊCHE. Amas formĂ© par une ligne qui s'emmĂȘle. Le fil s'est pelotonnĂ©, mĂȘlĂ©, nouĂ©, ramassĂ© en paquet. Cela s'appelle une perruque. Un dĂ©mĂȘloir y perdrait ses dents, un pĂȘcheur sa patience et ses ongles (GENEVOIX, BoĂźte Ă  pĂȘche, 1926, p.155). Une perruque se produit quand le moulinet tourne plus vite que le Nylon [ne] s'Ă©chappe ou si quelque chose est venu contrarier le lancement du tambour fixe (POLLET 1970).
C. —P. mĂ©ton., fam., vx. (Vieille) perruque, tĂȘte Ă  perruque. Personne ĂągĂ©e ou considĂ©rĂ©e comme telle et dont les idĂ©es, les goĂ»ts, les habitudes sont ridiculement surannĂ©s. Qu'attendre de la moralitĂ© d'un de ces ĂȘtres qui avec la jeunesse cessant d'ĂȘtre poupĂ©es, deviennent des tĂȘtes Ă  perruque? (BARB. D'AUREV., Memor. 1, 1838, p.211). Je vais aller trouver cette vieille perruque, cette absurde ganache! (HUGO, MisĂ©r., t.2, 1862, p.251).
♩[Le plus souvent empl. par les Romantiques ou p.rĂ©f. au romantisme pour dĂ©signer les classiques ou leurs adeptes] Je m'attendais Ă  trouver un homme d'esprit [Lemercier], peut-ĂȘtre un peu paradoxal, j'ai trouvĂ© une vraie perruque, un homme encroĂ»tĂ© de tous les prĂ©jugĂ©s littĂ©raires les plus surannĂ©s. C'est une bizarrerie, et ce n'est pas la moins dĂ©plaisante, que cette prĂ©tention Ă  la pĂ©danterie classique (J.-J. AMPÈRE, Corresp., 1825, p.330). Ne sommes-nous pas des littĂ©rateurs enthousiastes de romantisme; ne fuyons-nous pas un joug que nous mordions en frĂ©missant de rage, comme disent les perruques de l'Institut? (DU CAMP, MĂ©m. suic., 1853, p.74):
‱ 2. Soyez romantique. Les romantiques se composent de jeunes gens, et les classiques sont des perruques: les romantiques l'emporteront. Le mot perruque Ă©tait le dernier mot trouvĂ© par le journalisme romantique, qui en avait affublĂ© les classiques.
BALZAC, Illus. perdues, 1839, p.265.
— Empl. adj. [Qualifie pĂ©jorativement une pers. ou une chose, princ. dans la terminol. romant. ou p.rĂ©f. Ă  celle-ci] Le genre perruque triompha en France sous Louix XV et Louis XVI (STENDHAL, Prom. ds Rome, t.2, 1829, p.66). La jeune Ă©cole normale vous trouve un critique dĂ©modĂ©, un critique perruque, un critique vieux jeu (GONCOURT, Journal, 1888, p.888):
‱ 3. ... on arrivait par la filiĂšre d'Ă©pithĂštes qui suivent: ci devant, faux toupet, aile de pigeon, perruque, Ă©trusque, mĂąchoire, ganache, au dernier degrĂ© de la dĂ©crĂ©pitude, Ă  l'Ă©pithĂšte la plus infĂąmante: acadĂ©micien et membre de l'Institut!
GAUTIER, Jeunes-Fr., 1833, p.87.
D. —Arg. ouvrier. Travail que l'ouvrier fait en fraude pour son propre compte, avec le matĂ©riel ou sur le temps de l'employeur. Faire de la perruque. «Le patron croit qu'il ne paie pas pour les outils que nous avons, mais les trois quarts sont faits en perruque (I) dans la boĂźte; ils lui reviennent plus cher que s'il les fournissait» (...) (I) Faire une perruque, c'est faire un outil pour soi (POULOT, Sublime, 1870, p.288). Conjointement Ă  la fauche, moins connue, mais trĂšs rĂ©pandue dans le milieu industriel, il existe une autre pratique de «dĂ©saffection» dans le monde du travail: la «perruque». Terme empruntĂ© au langage technique... des coiffeurs (qui confectionnaient autrefois des perruques entre deux rendez-vous avec les cheveux coupĂ©s de leurs clients) (Le Monde dimanche, 16 nov. 1980, p.I, col. 2).
REM. 1. Perruquard, subst. masc., hapax. Celui qui porte perruque. Dans le salon Galart, il [le Japonais] ne dĂ©tonnait pas trop, malgrĂ© les commandeurs de Malte et les perruquards Louis XIV. Il s'associait avec le palmier (LA VARENDE, Bric-Ă -brac, 1953, p.62). 2. PerruquĂ©, -Ă©e, adj. CoiffĂ© d'une perruque. Convaincus qu'il suffit d'apprendre un rĂŽle par coeur pour le savoir, ils [les comĂ©diens] ne s'inquiĂštent plus que d'une chose, la façon dont ils seront perruquĂ©s et costumĂ©s (A. DAUDET, Journal officiel, 5 mars 1875, p.2474, 1re col. ds LITTRÉ). Un petit vieux (...) perruquĂ© d'un faux toupet noir (RICHEPIN, Miseloque, 1893, p.223). 3. Perruquer, verbe intrans., pĂȘche. Provoquer une perruque (supra B 2). On trouve actuellement de trĂšs bons moulinets de sĂ©rie Ă  tambour tournant (...), de 300 F Ă  500 F. Dans la gamme Ă  tambour fixe, il est possible de s'Ă©quiper correctement pour la moitiĂ© de cette somme avec du matĂ©riel Ă  engrenages de bronze et traitement anti-corrosif sĂ©rieux, qui ne «perruquent» pas (M. VAN HAVRE, La PĂȘche en mer, Verviers, Marabout, 1982, p.35). 4. Perruquerie, subst. fĂ©m. a) Art, mĂ©tier du perruquier. DĂ©jĂ  la perruquerie devenait un art; mais les chercheurs de dĂ©tails nous ont appris que, pour avoir des raies de tĂȘte en soie blanche avec cheveux implantĂ©s un par un, il fallait dĂ©penser au moins soixante pistoles (SAND, Beaux MM. Bois-DorĂ©, t.1, 1857, p.39). [Un chanteur] nommĂ© le Professore par tout ce monde ignorant la musique, sans Ă©ducation et sorti du bas des mĂ©tiers, de la perruquerie, etc. (GONCOURT, Journal, 1858, p.505). b) ,,Vieilli, pĂ©j. Ce qui est vieux, passĂ© de mode, mĂ©prisable et mĂ©prisĂ©`` (LITTRÉ). La plupart des artistes qui en faisaient partie, admirateurs exclusifs de Beethoven et de l'Ă©cole moderne, n'exĂ©cutĂšrent le chef-d'oeuvre de Haendel qu'avec des prĂ©ventions dĂ©favorables, en ricanant, et sans soins; l'ouvrage ne fit point d'effet, et il fut dĂ©cidĂ© que cette musique formidable Ă©tait une perruquerie (F.-J. FÉTIS, La Mus. mise Ă  la portĂ©e de tout le monde, 1834, p.268). 5. Perruquifier, verbe trans., hapax. Donner l'air vieilli, dĂ©modĂ© de celui qui porte perruque. Saint-Victor arrive, hĂ©rissĂ©, Ă©bouriffĂ©, non peignĂ©, non lustrĂ©, en dĂ©shabillĂ© de tout l'ĂȘtre, charmant garçon, beau comme un Ă©phĂšbe de la Renaissance dans tout son rayonnant dĂ©sordre, non fait pour l'habillement moderne, qui le grossit et le perruquifie (GONCOURT, Journal, 1858 p.490).
Prononc. et Orth.:[], [pe-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1465 parrucque «longue chevelure» (La Folie des Gorriers, 412 ds Rec. gĂ©n. des sotties, Ă©d. E. Picot, t.1, p.464); 1480 perrucque (G. COQUILLART, Droitz nouveaulx, 612 ds OEuvres, Ă©d. M. J. Freeman, p.159); 2. 1480-90 perrucque faincte «chevelure postiche» (ID., Monologue des perrucques, 380, ibid., p.337); 1530 perruque «id.» (Inv. de Charles Quint ds GAY); 3. 1765 au fig. se dit d'une personne obstinĂ©ment attachĂ©e au passĂ©, dĂ©passĂ©e par son temps (VOLTAIRE, lettre Ă  d'Argental, 11 oct. ds LITTRÉ); 4. p.anal. a) 1845 mycol. (BESCH.); b) 1926 pĂȘche (GENEVOIX, loc. cit.); c) 1962 bijout. (ROB.). B. 1856 arg. faire en perruque «travailler pour soi pendant son temps de travail, souvent avec des matĂ©riaux dĂ©tournĂ©s» (ouvriers d'apr. ESN.); 1858 perruque «dĂ©tournement de matĂ©riaux appartenant Ă  l'État» (LARCH.). Orig. obsc. Peut-ĂȘtre empr. Ă  l'ital. parrucca «chevelure» (BL.-W.1-5; HOPE, p.47), att. 2 fois au XIVes. (Libro della cura delle malattie et Fra GIORDANO ds TOMM.-BELL.; cette 2e attest. est cependant douteuse, v. COR.-PASC.), lui-mĂȘme d'orig. inc. On ne peut rattacher le mot au lat. pilus «poil» (DIEZ3, p.247; V. PISANI ds Romanica t.6, pp.157-159; GUIR. Lex. fr. Étymol. obsc.) car cet Ă©tymon n'explique pas le -a- de la 1re syll. des plus anc. attest. et explique mal la gĂ©minĂ©e. Un dĂ©r. rĂ©gr. de perroquet (EWFS2; COR.-PASC.) n'est possible que si le mot est nĂ© en France, ce qui n'est pas prouvĂ©. Dans les expr. sous B perruque est prob. un synon. arg. de tromperie, trompe-l'oeil. FrĂ©q. abs. littĂ©r.:620. FrĂ©q. rel. littĂ©r.:XIXes.: a) 1101, b) 1389; XXes.: a) 685, b) 540. Bbg. GREIMAS Mode 1948, p.60. —QUEM. DDL t.13, 27.

perruque [pɛʀyk; peʀyk] n. f.
ÉTYM. XVIe; « chevelure », XVe, orig. obscure, l'ital. perruca est postĂ©rieur; l'esp. peluca suggĂšre un dĂ©r. de pilus « poil » et une parentĂ© avec peluche, selon Guiraud.
❖
1 Coiffure de faux cheveux, chevelure postiche. || Perruque d'homme, de femme. || Dans l'usage moderne, les perruques sont portĂ©es par les femmes. || Aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles, les hommes de rang social moyen et Ă©levĂ© portaient perruque. || Perruque portĂ©e sur les cheveux; perruque pour cacher une calvitie (⇒ Moumoute). || Perruque de dĂ©guisement. || Perruques de crin des anciens Égyptiens. || Perruque de filasse, de cheveux vĂ©ritables. || Perruque Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. || Perruque Ă  boudins, Ă  marteaux (cit. 7), Ă  catogan (→ Masquer, cit. 13), poudrĂ©e (→ 1. Mauve, cit. 4). || Porter une perruque (→ Incroyable, cit. 10); porter perruque.
1 (MĂ©nalque) passe sous un lustre oĂč sa perruque s'accroche et demeure suspendue : tous les courtisans regardent et rient; MĂ©nalque regarde aussi et rit plus haut que les autres; il cherche des yeux dans toute l'assemblĂ©e celui qui montre ses oreilles, et Ă  qui il manque une perruque.
La BruyÚre, les CaractÚres, XI, 7.
2 La perruque noire Ă©tait tombĂ©e. Un crĂąne poli comme une tĂȘte de mort rendit Ă  cet homme sa vraie physionomie (
)
Balzac, Splendeurs et MisÚres des courtisanes, Pl., t. V, p. 701.
3 Elle cachait ses cheveux gris sous une perruque frisée dite à l'enfant.
Hugo, les Misérables, I, II, II.
4 Je vous ai fait longtemps attendre : je m'en excuse. J'ai Ă©tĂ© dĂ©bordĂ© de travail aujourd'hui. Et je vous reçois en perruque, vous voyez (
) Je m'apprĂȘte Ă  partir pour le bal.
J. Anouilh, Ornifle, II.
2 Par anal. d'aspect. a PĂȘche. EnchevĂȘtrement d'une ligne; partie enchevĂȘtrĂ©e, emmĂȘlĂ©e, de la ligne.
b Techn. Outil de bijoutier, masse de fil de fer sur laquelle on soude les métaux.
3 Fig. Vx. (XIXe). Personne ùgée attachée à des goûts démodés, des opinions, des préjugés ridicules. || Une vieille perruque.
5 Les romantiques se composent de jeunes gens, et les classiques sont des perruques : les romantiques l'emporteront. Le mot perruque était le dernier mot trouvé par le journalisme romantique, qui en avait affublé les classiques.
Balzac, Illusions perdues, Pl., t. IV, p. 673.
6 — Ah ! ah ! ah ! vous vous ĂȘtes dit : Pardine ! je vais aller trouver cette vieille perruque, cette absurde ganache ! Quel dommage que je n'aie pas mes vingt-cinq ans ! comme je te vous lui flanquerais une bonne sommation respectueuse !
Hugo, les Misérables, IV, VIII, VII.
7 M. Marc Ribert m'enseignait que Racine était une perruque et une vieille savate.
France, la Vie en fleur, VIII.
♩ Adjectif. (Vieux) :
8 Rien n'existait pour eux, à cette heure de la mode, que Jean-Sébastien Bach, et Claude Debussy. Encore le premier, dont on avait beaucoup abusé dans ces derniÚres années, commençait à paraßtre pédant, perruque, et pour tout dire, un peu coco.
R. Rolland, Jean-Christophe, Foire sur la place, I, p. 685.
4 Fam. Travail effectuĂ© illĂ©galement par un ouvrier, un technicien, avec les matĂ©riaux et l'outillage de l'entreprise. || Faire des perruques. — Par ext. DĂ©tournement de matĂ©riaux ou d'outils appartenant Ă  l'employeur. || Faire de la perruque.
❖
DÉR. Perruquer, perruquier. — (Du 3.) Perruquisme.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • perruque — PERRUQUE. subst. f. Coiffure de faux cheveux. Perruque blonde. perruque noire. perruque de cheveux vifs. perruque de cheveux naturels. perruque crespĂ©e. perruque de ville. perruque de campagne. perruque Ă  calotte. porter la perruque. la pluspart… 
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  • perruquĂ© — perruquĂ©, Ă©e (pĂš ru kĂ©, kĂ©e) adj. S est dit, par plaisanterie, des personnes qui portent une perruque. Bien perruquĂ©. HISTORIQUE    XVIe s. ‱   Quand le soleil perruquĂ© de lumiere...., RONS. 638. SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE    PERRUQUÉ. Ajoutez :… 
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  • PERRUQUE — s. f. Coiffure de faux cheveux. Perruque blonde, noire, brune, grise, blanche. Perruque d homme, de femme. Perruque Ă  trois marteaux. Perruque Ă  bourse. Perruque ronde. Perruque Ă  noeuds. Perruque Ă  tonsure, Ă  calotte. Porter la perruque. Porter… 
   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • PERRUQUE — n. f. Coiffure de faux cheveux. Perruque blonde, noire, brune, grise, blanche. Perruque d’homme, de femme. Perruque ronde. Perruque Ă  noeuds. Porter perruque. TĂȘte Ă  perruque, TĂȘte de bois sur laquelle on pose et l’on accommode des perruques. Il… 
   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • perruque — Une Perruque, ou chevelure, Coma, Caesaries, Crines, Capillus. Faulse perruque, Galericulum, Ficti cinni, Capillamentum. Perruque desliĂ©e, Capillus passus. Perruques rongnĂ©es, Tonsae comae. Qui a grande ou grosse perruque, Caesariatus, Capillatus 
   Thresor de la langue françoyse

  • perruque — n.f. Faire de la perruque, exĂ©cuter pendant les heures de travail, avec le matĂ©riel de l entreprise, un travail personnel non dĂ©clarĂ©. / Avoir une perruque en peau de fesse, ĂȘtre chauve 
   Dictionnaire du Français argotique et populaire

  • perruque — variant of peruke * * * perruck(e, ruke, perruque see peruke 
   Useful english dictionary


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